Dimanche 14 mars 2010
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19:33
Encore une nécro ! bien obligé, on ne va pas le laisser partir comme ça !
De sa rencontre avec Aragon sont nés de purs joyaux, sa musique rendant proche et accessible les vers magnifiques du poète...
"mon amour ce qui fut sera,
le ciel est sur nous comme un
drap,
j'ai refermé sur toi mes
bras,
et tant je t'aime que j'en
tremble...
aussi longtemps que tu voudras
:
nous dormirons ensemble..."
Des mots de tous les jours pour exprimer l'indicible.
Mon admiration pour Aragon et pour son oeuvre est inversement proportionnelle à l'intérêt que j'éprouve pour la terrifiante Elsa, qui fut sa compagne indéfectible, et dont le visage révèla dans
son âge avancé la noirceur de son âme de stalinienne intégriste jamais repentie.
Mais que voulez-vous, l'amour transfigure la réalité; "les yeux d' Elsa" ! vous avez vu des photos ?..brrrr quand j'y pense, ça ma fait froid dans le dos !
Mais notre Jean, lui, ne reconnaissait pas dans feue l' URSS le communisme généreux et solidaire de Proudhon; voyez-vous, il avait des doutes...
Il continuait de rêver au grand soir, au triomphe des classes opprimées...
C'est à dire qu'il était quelque part indécrottable lui aussi !
Reste l' ART, les poèmes et les chansons, heureusement.
J'ai choisi finalement la plus simple, la plus spontanée, une chanson de jeunesse pleine de vrais sentiments : ma môme...
"...mais ma môme elle a vingt-cinq berges
et j'crois bien qu'la Sainte Vierge
des églises,
n'a pas plus d'amour dans les yeux
et ne sourit pas mieux,
quoi qu'on dise..."
Par Rouletabille
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Lundi 18 janvier 2010
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19:54
Pour ceux (s'il en reste) qui douteraient encore de la qualité de la musique de Brassens (oui bon Brassens et sa guitare
c'est toujours pareil, toujours les mêmes accords,etc)...cette chanson (une de mes préférées) interprêtée par une formation de jazz...si ça ne swingue pas ça !
Par Rouletabille
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Vendredi 18 décembre 2009
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00:59
Non, ce n'est pas mon anniversaire, mais je me rends compte que cette sympathique chanson m'avait échappée...pourtant nos
trois compères, Delerm, Bénabar et Renaud manifestent une bonne humeur communicative...
"J'
ai cent ans et j'suis bien
content,
j'suis assis sur un
banc;
et j'regarde mes
contemporains,
c'est
dire si j'contemple rien..."
Par Rouletabille
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Mardi 22 septembre 2009
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11:25
Ciel, j'ai failli le rater !
"un vingt-deux septembre au diable vous
partîtes,
et depuis chaque année à la date susdite..."
Un régal...
"et c'est triste de n'être plus triste, sans vous..."
Comme dit l'autre, la mélancolie n'est plus ce qu'elle était...
Par Rouletabille
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Mercredi 29 juillet 2009
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21:52
Je suis comme vous, l'autre soir, après avoir vainement essayé de trouver un programme attrayant sur les 130 chaînes de tv dont
nous disposons maintenant, je suis revenu sur ARTE pour siroter une énième fois le chef-d'oeuvre de Claude Miller (1981): "Garde à vue".
Pas de surprise. Lino Ventura impeccable, Romy Schneider fascinante, Michel Serrault - d'une sobriété rare dans
sa filmographie délibérément orientée vers des rôles de gugusse libertaires - magnifique en notable de province meurtri, humilié, désespéré au point d'endosser les crimes ignobles d'un autre...sans
oublier l'excellent Guy Marchand en flic vulgaire et brutal (où vont-ils chercher ça ?).
Un détail pourtant m'a préoccupé tout au long de ce film, dont par ailleurs je connaissais tous les rebondissements. Le nez de Serrault; ou plutôt, le nez de Maître Martinaud, notaire.
Je veux bien que le talent de l'artiste, le don de l'incarnation poussé jusqu'au mimétisme nous fasse oublier le comédien au profit du personnage, mais tout de même, un nez reste un nez ! on peut
l'allonger au moyen d'artifices si on joue Cyrano, mais comment transformer le nez épaté, sinueux, brisé de Serrault ( sans doute l'héritage d'un passé tumultueux), le transformer à chaque
plan en un nez droit, fin, rectiligne, racé, tel celui de Maître Martinaud dans le film ?
Au petit matin, encore perturbé par cette question essentielle, j'ai procédé à une enquête sérieuse, assisté de ma fidèle collaboratrice, Mle Google.
La solution - car vous ne doutez pas du succès de mon entreprise - me laisse perplexe.
Pendant toutes ces années, comment ai-je pu ne pas m'apercevoir de la transformation physique, aussi évidente - le nez, pensez donc ! - d'un personnage aussi public et médiatique que notre Michel
national !
Car il s'agit bien d'une métamorphose sournoise, subie, inéluctable, due
à une maladie rare, la polychondrie atrophiante, qui se caractérise par la diminution du cartilage du nez et des oreilles. Evanoui d'un seul coup l'apprenti boxeur ou le voyou des rues !
Je ne sais pas quel démon - Lucifer, Satan, Belzébuth ? - est chargé du ministère des maladies humaines, mais quelle imagination ! En plus, ça se voit comme le nez au milieu
de la figure; bravo !
Du coup, moi, le vrai gugusse de l'histoire, je redeviens humble; je culpabilise; je promets de visionner tous les films de Jean-Pierre Mocky (mais ça sera dur !), et je rends hommage au grand
Michel Serrault, celui de "Garde à vue" par exemple...
Par Rouletabille
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