Samedi 20 juin 2009 6 20 06 2009 11:26


Tentative de réconciliation avec ce fichu mistral qui ne gonfle pas que les voiles.

Brassens (encore lui!) a trouvé un côté sympathique au coup de vent intempestif qui "rebrousse les bois - détrousse les toits - retrousse les robes", et souvenons-nous que "c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux...", alors...vive le vent !

allez, envolons-nous...

 

 

Par Rouletabille
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 06 2009 11:30


"Un soir de demi-brume à Londres...", mes pas me traînèrent du côté de Trafalgar Square, et de là, en touriste appliqué, j'investis le National Gallery, musée magnifique (et gratuit !) dédié à la peinture de toutes les origines et de toutes les époques.

Et là, après avoir eu la confirmation de mon inculture crasse en matière d'art pictural, après avoir baillé devant des dizaines de scènes bibliques édifiantes, après m'être extasié béatement devant la reproduction incroyablement précise des robes chamarées des marquises du XVIIIe siècle, après avoir été charmé par les paysages tendres et harmonieux de la campagne anglaise, je me jetais sur un siège central enfin libéré pour reposer ma  chair meurtrie et retrouver mes esprits.

Tandis que mes pauvres pieds reprenaient leur forme originale, mon regard fut attiré par un tableau sur le mur d'en face. Comment pouvait-il en être autrement ? toutes les autres toiles apparaissaient pâles et inexistantes à côté de cette merveille ! jugez plutôt : 


 

 

 

 

 



Que dire ?

Ferré a mis en musique le poème de Baudelaire La Beauté, qui se termine par :

         "...de purs miroirs qui font toutes choses plus belles,
         mes yeux, mes larges yeux, aux clartés éternelles."

Subjugué par autant de grâce et de beauté, j'ai aussitôt acquis une reproduction miniature du tableau - vous l'avez sous les yeux - et je la contemple tous les soirs car elle sert de marque-page à mon livre de chevet.

Je peux citer par coeur ce qu'on peut lire au dos :

                         self Portrait in a straw hat
                         Elizabeth Louise Vigée Le Brun
                         1755-1842.
                         Oil on canvas, 97.8 x 70.5 cm.

 

 

Par Rouletabille
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 06 2009 22:38

La solution.

Pour bien comprendre il faut considérer que l'animateur sait où est la voiture, et que vous savez qu'il sait.

De son point de vue il n'y a qu'une alternative :

1 - vous avez d'emblée désigné la bonne porte - AVEC 1 CHANCE SUR 3 - et dans ce cas, il bluffe et ouvre une des deux autres portes au hasard.

2 - vous n'avez pas désigné la bonne porte - SOIT 2 CHANCES SUR TROIS - dans ce cas il laisse soigneusement fermée la porte dissimulant la voiture et ouvre la 3ème porte.

Donc, si vous persévérez dans votre premier choix, vous avez, non plus 1 CHANCE SUR 3, puisqu'il n'y a plus que deux portes fermées, mais 1 CHANCE SUR 2.

En revanche, si vous changez d'avis et choisissez la porte laissée délibérément fermée par l'animateur, vous avez bien 2 CHANCES SUR 3, de gagner le gros lot, puisque la règle est la suivante (je répète) :

 

"Si vous n'avez pas choisi la bonne porte (2 CHANCES SUR TROIS), la voiture se trouve derrière la porte que l'animateur a laissé fermée."

Donc, vous avez plus de chances (2 SUR 3 AU LIEU DE 1 SUR 2) en changeant d'avis et en choisissant l'autre porte !

Pour illustrer ce principe, considérons qu'au lieu de trois portes on en ait 1000 !

Vous désignez bravement une des 1000 portes avec une chance de réussite de 1 sur 1000.

Là-dessus, l'animateur - qui sait où est la voiture - ouvre 998 portes, libérant au passage 998 chèvres (bonjour l'odeur!).

Alors ? devant les deux seules portes fermées, celle que vous avez désignée et l'autre que l'animateur n'a pas ouverte, hein, laquelle vous choisissez ? Evidemment c'est l'autre !

Voila vos nuits d'insomnie intelligemment meublées.

Contre le mal de tête je vous propose encore le Docteur Chopin...

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Rouletabille
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Mardi 9 juin 2009 2 09 06 2009 22:34

...ainsi nommé par référence à un célèbre jeu télévisé américain.

L'énoncé est extrêmement simple :

Vous participez à un jeu télévisé; un sympathique animateur vous place devant trois portes fermées, et vous déclare que derrière une de ces portes se trouve UNE VOITURE; derrière les deux autres portes se trouvent DEUX CHEVRES !

On suppose un préalable : vous préférez gagner la voiture.

Donc, l'animateur vous demande de désigner une porte, ce que vous faites de bon gré, au hasard, en suivant votre intuition car aucun élément ne vous permet de guider votre choix (pas de trace, pas d'odeur, pas de bruit, rien).

Ensuite, le diabolique animateur - qui sait, lui, où est la voiture - va lui-même ouvrir une autre porte, libérant ainsi une brave chevrette. 

Vous vous trouvez donc devant deux portes fermées, celle que vous avez désignée, et une autre; la troisième étant ouverte.

Et c'est là que notre animateur - tout sourire - vous pose la question qui tue :

Maintenez-vous votre premier choix, où désirez-vous changer d'avis ?

Pas compliqué, hein ? Pour avoir le maximum de chance de gagner la voiture, vaut-il mieux suivre sa première impulsion ou changer d'avis et choisir l'autre porte ?  

Où estimez-vous que finalement devant deux portes fermées c'est 50% de chance chacune ? 

La solution a donné lieu à de vives controverses, mêmes de la part de mathématiciens chevronnés.

Et pourtant, je me fais fort de vous démontrer qu'il vaut mieux...

...Mais nous verrons ça demain.


Un peu de Chopin pour vous aider à réfléchir ? 


  

Par Rouletabille
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 06 2009 11:43

Allons de suite à l'essentiel; on n'a plus le temps de se disperser; laissons le banal et le quotidien, oublions Pascal O., Florent P. et Lara F., allons à l'excellence !

Il y a des chansons parfaites; c'est à dire que la rencontre du texte, de la musique, du rythme, le tout ajouté à la voix qui incarne l'ensemble procure une sensation de plénitude et d'harmonie.

 

Le produit fini, c'est un bloc, un diamant taillé; on ne saurait y changer une virgule ou inverser une strophe; on y touche plus.

Des exemples ?

Des pelletées chez Brassens : les amoureux sur les bancs publics - la marche nuptiale - mes amours d'antan...

Chez Trenet : la folle complainte...et toutes les autres !

Chez Ferré : la vie d'artiste - la chambre...

Chez Ferrat, sa première : Ma Môme...

Et dans ce florilège je place en tête ce chef d'oeuvre de Ricet Barrier : "La servante du château" !

Quel talent pour créer un personnage aussi vivant, aussi crédible, aussi fort !

Quelle leçon elle nous donne ! elle accepte et même revendique sa condition domestique qu'elle domine par ses multiples talents; elle est l'actrice principale, le cheville ouvrière, le pivot central et aussi la mémoire vive de sa micro société de petite noblesse...

Elle respecte le maire et monsieur le curé, veille aux bonnes moeurs des jeunes de la maison, et 
    
                    "même le baron quand il s'approche
                     je le chasse à grands coups de plumeau..."

En paysanne droite dans ses sabots, elle ne s'oublie pas, elle gère le présent en préparant aussi l'avenir...

                    "...j's'rais pas rosière mais j's'rais patronne
                    et je me mettrais un chapeau
                    pour faire visite à la baronne,
                    changement d'herbage réjouit les veaux,
                    qui s'ra l'invitée du château,
                    c'est moé..." 

 

 

Par Rouletabille
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